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Journée mondiale du Diabète

Le diabète, maladie chronique en pleine expansion

14 novembre 2011

L’objectif de la Journée mondiale du diabète est de faire connaître la maladie, son ampleur croissante dans le monde et les façons de la prévenir. L’âge élevé, la sédentarité et le surpoids sont les principaux facteurs de risque du diabète de type 2, qui repésente 90 % des diabètes, ces deux derniers étant accessibles à la prévention.

Information complémentaire S’agissant de la lutte contre l’obésité, l’Inpes est investi depuis plusieurs années dans la mise en place du Plan national nutrition-santé qui agit sur l’alimentation et l’activité physique. Parmi les missions de l’Inpes figurent aussi l’expertise et le conseil en matière d’éducation du patient et son développement sur l’ensemble du territoire. L’Institut a ainsi développé différents travaux concernant les pratiques éducatives en santé : création d’un cédérom d’aide à l’action pour les équipes soignantes de patients diabétiques souhaitant mettre en place des démarches éducatives, enquêtes, publication et mise à disposition de supports d’informations sur le diabète avec l’Assurance Maladie, publication d’un référentiel de compétence en éducation thérapeutique du patient en cours, etc.

Dans le monde
L’initiative de cette Journée mondiale revient à la Fédération internationale du diabète (Onu) et à l'OMS et elle remonte à 1991. La date du 14 novembre a été choisie pour marquer l'anniversaire de Frederick Banting qui a joué un rôle dans la découverte de l'insuline (1922), un traitement vital pour les patients diabétiques. Le visuel du cercle bleu (pdf, 2,8 Mo) repris depuis d’année en année pour cette Journée symbolise l’unité de la lutte mondiale contre le diabète. Elle revêt cette année une importance toute singulière avec la célébration des 90 ans de la découverte de l’insuline. L'OMS estime que plus de 356 millions de personnes dans le monde sont diabétiques. Le diabète est ainsi une maladie chronique en pleine expansion, qualifiée « d’épidémique ». Le diabète de type 2, qui est en grande partie lié à une surcharge pondérale et à une sédentarité, représente 90 % des diabètes rencontrés dans le monde.

En France
En France, plus de 2,3 millions de personnes sont atteintes, soit 3,8 % de la population générale. L’âge élevé, la sédentarité et le surpoids sont les principaux facteurs de risque. En tenant compte de l’évolution probable de la croissance de la population, de son vieillissement et de la fréquence de l’obésité, les études de projection de prévalence du diabète traité en France métropolitaine sont préoccupantes. Actualisées à partir de nouvelles données sur la fréquence de l’obésité, les projections prédisent entre 1999 et 2016 une augmentation de 44 % du nombre de personnes traitées pour un diabète (données non publiées) dans notre pays. Cette augmentation serait due pour 14 % à la croissance de la population, pour 48 % à son vieillissement lequel est inéluctable et pour 38 % à l’augmentation de l’obésité, laquelle peut être partiellement contrôlée.

Le rôle de l’Inpes
S’agissant du diabète, la première action de l’Inpes se situe dans le domaine de la prévention du surpoids et de la sédentarité de la population. Il s’agit de contribuer à la mise en place de saines habitudes de vie par le développement des connaissances des repères du PNNS sur l’alimentation et l’activité physique et la mise en place de comportements plus favorables à la santé. Il s’agit tout autant de lutter contre l’apparition de complications chez une personne diabétique que d’empêcher ou au moins retarder la survenue du diabète chez une personne bien portante (et le plus souvent en surpoids). La lutte contre l’augmentation de la prévalence du diabète rejoint ainsi celle de la prévention de nombreuses autres maladies chroniques, qu’elles soient cardiovasculaires ou cancéreuses. Ceci est pris en compte dans le plan national « Améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques », auquel l’Inpes participe depuis sa création en 2007 et dont certaines mesures concernent spécifiquement le diabète.

De l’utilité de l’éducation thérapeutique des patients diabétiques
Depuis les années 1980, les caractéristiques évolutives du diabète et donc de sa prise en charge ont fortement contribué à l’avancement et aux progrès de l’éducation thérapeutique. Le traitement de la maladie va de pair avec une éducation thérapeutique de qualité dont l’objectif principal est d’améliorer la gestion de la maladie et d’éviter ses complications, tout en impliquant le patient jusque dans ses pratiques quotidiennes et sociales. Depuis 2004, l’une des missions de l’Inpes est justement d’établir de tels programmes de formation à l’éducation thérapeutique et à l’éducation pour la santé. L’Institut a publié en 2007 avec la Haute Autorité de santé (HAS) le guide : Structuration d’un programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) dans le champ des maladies chroniques. Ce document méthodologique propose un cadre pragmatique qui se veut suffisamment précis pour identifier et réaliser les activités d’ETP et soutenir le patient mais aussi suffisamment souple, pour permettre une adaptation à chaque patient, à chaque maladie, à chaque moment de la prise en charge, à chaque contexte de soins (établissements de santé, réseaux, soins de ville, etc.). Afin de de structurer davantage la formation initiale et continue en ETP pour l’ensemble des professionnels de santé, l’Inpes va faire paraître mi-novembre 2011 un référentiel de compétences en Éducation thérapeutique du patient (pdf, 1,9 Mo). Il constitue un cadre de référence pour aider les établissements de formation initiale à développer les enseignements adéquats. Ce référentiel s’appuie sur des groupes d’experts et des enquêtes de terrain.

Entred, une enquête nationale sur le diabète
Concernant cette activité d’expertise en matière d’éducation du patient, l’Inpes a participé à une étude pilotée par l’InVS auprès des personnes diabétiques et de leurs médecins. Entred, pour « échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques » a pour objectif d’approfondir les connaissances sur l’état de santé des personnes diabétiques en France, leur prise en charge médicale, leur qualité de vie, les besoins et attentes des malades et des médecins concernant l’information et le soutien (qu’ils reçoivent ou délivrent) ainsi que le coût du diabète. Les résultats d’Entred devraient permettent de mieux cerner les pratiques actuelles mais aussi de faire des recommandations pour établir un meilleur suivi et une meilleure qualité de vie des patients diabétiques. Ils montrent notamment que la démarche éducative actuelle s’inscrit majoritairement dans une relation en face à face avec le médecin et que si la plupart des personnes diabétiques de type 2 se disent bien informées sur leur maladie, cet apport n’épuise pas leur souhait d’information. Les trois quarts d’entre elles souhaiteraient des informations supplémentaires, le plus souvent sur l’alimentation et les complications liées à la maladie, plus rarement sur l’activité physique, qui représente l’un des pivots du traitement. Les patients ayant bénéficié d’une éducation collective indiquent qu’elle a bien répondu à leurs attentes et les ont aidés à mieux vivre avec le diabète.

Pour plus d'information consulter le site de l'INPES


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