CoDES 30 - Comité départemental d'éducation pour la santé du Gard

Lettre d'information N° 34 du CAPS. Collectif pour Agir en Prévention et en Santé

"GARD'ons le lien et partageons nos ressources" - juin 2025

Pour cette 34ᵉ édition de notre lettre, nous vous proposons un ensemble d'actualités en prévention :

  • santé mentale,
  • compétences psychosociales,
  • santé sexuelle,
  • Lutte contre le tabagisme.

Dans la rubrique Santé, vous trouverez des ressources autour de :

  • la vaccination,
  • de l’alimentation,
  • des risques liés à la période estivale.

Nous mettons également en avant plusieurs dispositifs d’accès aux soins et à la prévention, notamment autour de :

  • la santé des femmes,
  • du dispositif « Vivre avec la chaleur ».

Enfin, notre Zoom mettra en avant l'action de promotion de la santé menée au sein des chantiers d’insertion du Gard.

Bonne lecture !

 Pour consulter les précédents numéros de la lettre d'information


Intégralité des témoignages de la rubrique ZOOM SUR...

Témoignage de Marlène BURGY, Conseillère en Insertion professionnelle, chantier Les Oliviers (CCAS de Marguerittes) :

" Depuis mon arrivée sur le chantier il y a cinq ans, j'assiste en tant que CIP aux modules du CODES 30. Ces moments de rencontre et d'échange autour de la santé globale sont essentiels dans notre accompagnement. Ils permettent aux salariés – et à nous-mêmes – d'aborder une journée de travail autrement.

Il faut bien avouer que les premières minutes peuvent être un peu tendues. Notre support métier étant l'entretien des espaces naturels, se retrouver dans une salle à discuter de thèmes qui peuvent être théoriques n'est pas forcément une perspective excitante. Mais c’est oublier les outils, les supports et l’expertise de l’intervenante. Rapidement, l'atmosphère se détend, les participants prennent la parole, et l’échange devient plus fluide. C’est l’un des grands atouts de ces interventions : créer un véritable espace d’expression où chacun peut partager son vécu, ses expériences et briser aussi certaines idées préconçues.

En tant qu’équipe encadrante, nous participons également à ces modules, ce qui nous permet d’aborder la question de la santé sur un pied d’égalité. Cette expérience nous offre un autre regard sur les salariés, une facette que l’on ne voit pas toujours dans le cadre du travail. Et puis chaque module devient une référence dans notre quotidien, nous aidant à mieux communiquer, à gérer les problématiques de santé et à intervenir plus sereinement en cas de situation délicate.

Un autre point fort, réside dans l'information. Chacun repart avec des outils pour prendre soin de sa santé : des applications pour mieux manger, des conseils pratiques pour améliorer son quotidien, créer son espace santé, mieux gérer sa parole en cas de conflit... Ils repartent avec un véritable bagage "santé" !

Pour ma part, j'ai adopté des réflexes, comme proposer systématiquement un bilan de santé dès le premier entretien avec un salarié. Ces interventions deviennent de véritables outils de prévention et de soutien pour l’ensemble des acteurs du chantier".

Témoignage de Christian LAZZAROTTO, encadrant technique, chantier Les Oliviers (CCAS de Marguerittes) :

"J’étais là dès le début, en 2005, lorsque les modules santé ont été mis en place avec le CODES. On a travaillé en partenariat pour construire et améliorer ensemble ces ateliers collectifs. Mon souhait, dès le départ, c’était de favoriser la communication entre les publics et de renforcer le respect mutuel sur le chantier.

Au-delà de la communication entre eux, ces temps leur permettent aussi de mieux verbaliser, de s’ouvrir aux autres. Ces interventions sont utiles pour faire passer certains messages autrement.

Ce que je trouve intéressant, c’est que ce sont des temps collectifs. On ne vise personne, on ne met personne mal à l’aise : chacun reçoit la même information, ce qui permet de sensibiliser le groupe à certains sujets. Certains sujet restent houleux/délicats – la santé mentale, les addictions, les drogues – mais au moins ils sont abordés, sans jugement. L’animation est toujours bienveillante, jamais descendante, et les salariés ne se sentent pas jugés. Il y a de l’interaction, ce n’est pas l’école, c’est un espace plus libre, où ils peuvent s’exprimer autrement.

Ce que j’ai remarqué, c’est que les supports utilisés – notamment les photos – permettent d’aller chercher leurs centres d’intérêt, leurs émotions, ce qui les touche. En tant qu’encadrant, ça nous ouvre des portes pour discuter avec eux, pour créer du lien. On passe quasiment 6 à 7 heures ensemble par jour, alors ce genre d’échange est précieux.

Il y a aussi des effets concrets : certains participants, après les modules, ont demandé à faire un check-up [Bilan de prévention santé de la CPAM] ou ont eu un déclic pour prendre rendez-vous pour des choses qu’ils repoussaient depuis longtemps. Bien sûr, ça ne touche pas tout le monde, mais environ un quart du groupe est allé faire le bilan de santé de la CPAM.

En tout cas je pense que c’est une démarche à préserver, je suis toujours partant pour accueillir les modules au sein du chantier".

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